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Aït Bougmez :

C’est le nom de cette vallée heureuse du Maroc. Elle se situe au cœur des montagnes du Haut Atlas central. Nous l’avons découverte lors du premier séjour de ressourcement de l’été 2019.

Il faut le dire : ça change des lieux touristiques très fréquentés comme Marrakech, où l’on est soumis à un brassage continuel, de jour comme de nuit. Dans cette vallée, nous avons vécu des journées en pleine nature, presque seuls au monde. L’idéal pour se relaxer, prendre du temps pour soi.

Des voyageurs, la baptisèrent “la vallée heureuse”, étonnés par la joie de vivre de ses habitants. Ce bonheur résulte peut-être d’une vie collective riche et solidaire, dans un environnement parfois austère. Il faut vous préciser que dans cette région isolée, les autochtones ont conservé des liens étroits avec leur terre et leurs traditions.

Au départ de Marrakech, nous prenons la direction d’Ouzoud pour aller admirer ses superbes cascades. Avant d’y arriver, nous traversons une grande plaine aride, avec quelques des zones cultivées, en céréales ou autres, alimentées par le barrage Moulay Youssef et le réseau d’irrigation. Plus loin, ce sont des oliviers à perte de vue…

Les cascades d’Ouzoud

Nous prenons de l’altitude pour arriver à Ouzoud, un site touristique dans un cadre naturel et préservé. Un long chemin, longé de boutiques d’artisanat et de terrasses, descend au pied des cascades. Des singes macaques en liberté semblent nous attendre au bord du chemin, sous les oliviers. Les chutes font une centaine de mètres de hauteur. L’eau se disperse en fines gouttelettes où nous voyons un arc-en-ciel. En remontant, nous nous arrêtons pour déjeuner à la terrasse ombragée d’un restaurant avec vue sur les cascades.

Un arc-en-ciel dans les cascades d'Ouzoud
Arc-en-ciel dans les cascades d’Ouzoud

Depuis Ouzoud, nous partons vers Azilal en passant par la nouvelle route à travers la montagne. Ensuite nous allons vers Ait M’hamed, en direction d’Agouti. Au total, nous ferons un peu moins de 5 h de route, plus les 2 h passées à Ouzoud, le temps de la visite et du déjeuner. Ça occupera bien notre journée.

La vallée Aït Bougmez

Lorsque nous arrivons, nous voyons une longue vallée qui s’étire entre deux chaînes de montagnes ensoleillées. Nous sommes au pied du massif du M’Goun (4 071 m), une destination prisée des randonneurs, été comme hiver.

C’est une vallée bien verte, irriguée par l’oued Bougmez et ses affluents. Des arbres, des cultures, des animaux : nous distinguons pommiers, noyers, chèvres, moutons, vaches… une arche de Noé posée au milieu des montagnes.

Une verte vallée dans le Haut Atlas
Un écrin de verdure dans le Haut Atlas.

Nous posons nos bagages au gîte Imarin à Agouti, chez notre guide Mohamed. L’altitude moyenne est de 1 800 m, et le soir, nous ressentons une agréable fraicheur, à laquelle s’ajoute le murmure de l’eau. Nous passerons des nuits agréables, fenêtre entrouverte, sans moustique. L’absence de moustique serait due à la présence de noyers centenaires. Je n’avais jamais vu des noyers aussi imposants. De plus, imaginez des nids de cigognes au faîte de ces arbres ! Je suis ébahi.

La cuisine berbère est savoureuse. Au petit-déjeuner, nous goûtons du pain cuit sur place (farines orge, blé et maïs) , des crêpes (mkhanfar), de la confiture (citron), des œufs au plat, des olives… Pour les repas, des tajines ou un méchoui cuit à la vapeur avec du cumin et de la coriandre. Personnellement, j’ai aussi apprécié les carottes à la cannelle et d’excellents vins rouges du Maroc.

Vue sur un grenier fortifié au sommet d'une colline, au couché du soleil.
Vue sur la vallée au soleil couchant.

Les villages berbères

La vallée est riche d’un patrimoine architectural et historique de grande valeur, ksour, greniers collectifs… A Timmit, nous visiterons le grenier fortifié de Sidi Moussa, perché sur une colline. Il aurait 600 ans. Chaque famille disposait d’un espace de stockage, clos par une porte avec un astucieux système de serrure en bois.

Grenier fortifié de Sidi Moussa au sommet de la colline à Timmit, vallée Aït Bouguemez
Le grenier fortifié de Sidi Moussa

Les constructions traditionnelles, en pisé, utilisent des matériaux naturels tels que la terre battue, la pierre, le bois, le plâtre… Près du village d’Arouss, nous observons un chantier de construction : des fondations en pierre, de la terre argileuse prélevée et tamisée sur place, des coffrages en bois et la terre humide, tassée au pilon, pour élever les murs par couches successives. La grande qualité de ces maisons est leur capacité thermique : elles protègent du froid, de la chaleur, mais aussi régulent l’humidité. Ensuite, elles s’intègrent naturellement dans le paysage. Aucun élément disgracieux ne vient heurter l’œil.

Les dinosaures

Il y a très longtemps, la vallée Aït Bougmez était peuplée de dinosaures qui ont laissé les traces de leurs énormes pattes (jusqu’à 60 cm de diamètre). Ces traces de dinosaures, nous les avons vues à Tabant, sur de grandes plaques de rocher. Des sauropodes quadrupèdes herbivores et théropodes bipèdes carnivores, les uns poursuivant certainement les autres…

Empreinte de pas de dinosaure dans le rocher.
Empreinte de pied de dinosaure dans le rocher

Le massif du M’Goun a donné son nom à un projet destiné à protéger et pérenniser le patrimoine de cette région du Haut Atlas central : le Géoparc M’Goun.
Hormis son patrimoine culturel, cette région comporte aussi une faune riche en espèces menacées de disparition, telles le mouflon à manchettes, l’aigle royal, le gypaète barbu, etc. En fait, nous traversons le géoparc depuis Ouzoud et le ferons jusqu’au pont naturel d’Imin Ifri. Mais avant, nous irons vers le jebel Rhat.

Les gravures de Tizi n’Tighiyst

D’abord, nous traversons la vallée Aït Boulli avec ses magnifiques couleurs de rose, d’ocre, de vert… Puis, nous empruntons une longue piste qui nous mène au col de n’Tighiyst, à 2 600 m d’altitude. Nous sommes au pied du jebel Rhat. La vue est dégagée, l’air pur sous le soleil. Autour de nous, des ruches et les abeilles qui profitent de ce beau mois de juillet.

Nous découvrons ces gravures rupestres qui datent de l’âge du Bronze. C’est un endroit désertique et grandiose, certainement un lieu de rassemblement, un lieu de culte. Gravés dans le grès, nous pouvons observer symboles, cavaliers, armes, animaux, scènes de combat et de chasse… des centaines de témoignages inscrits dans la pierre.

Vidéo du voyage, d’Ouzoud à la vallée Aït Bougmez, jusqu’au retour à Marrakech.

Puis, nous allons redescendre vers Marrakech et la civilisation, visiter différents secteurs de la Médina, voir les selliers, les bijoutiers… parcourir des kilomètres de ruelles, marchander dans les souks comme des touristes, pour ramener quelques beaux souvenirs.

Retour d’expérience en sophrologie :

Au cours de ce séjour de ressourcement, nous avons vécu des journées en pleine nature, presque seuls au monde. Nous étions plus présents à nous-mêmes, attentifs dans l’action et dans la pause, apprenant à observer l’extérieur, tout en nous observant de l’intérieur. Nous avons découvert une région d’un autre pays mais peut-être aussi de notre monde intérieur.

La sophrologie permet cela, un rapprochement avec soi-même, un temps d’observation bienveillant. C’est un outil puissant pour apprendre à se connaître, se ressourcer et développer ses capacités créatives.

Pour 2020, des séjours sont prévus de mai à fin septembre. Si l’idée vous tente, rendez-vous sur cette page.

Pour conclure, j’espère que vous avez aimé cet article et si vous avez des questions, laissez-moi un petit commentaire en bas de page.

A Pétra de nuit, le Trésor éclairé par des centaines de chandelles.

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